Stéphanie Muzard, écocitoyenne, artiste et paysanne

Stéphanie Muzard, écocitoyenne, artiste et paysanne

Algérie et gaz de schiste : les citoyens algériens s'en mêlent.

 

Kacem Moussa On vient d'apprendre que le gouvernement algérien vient de procéder directement à l'exploitation du gaz de schiste et ce en collaboration avec BP et Shlumberger.

 

 

Khali Moh

S’abonner · 8 octobre

 

RENTABILITÉ DE L’EXPLOITATION DU GAZ DE SCHISTE EN ALGÉRIE.

 

Le débat autour de l’exploration et de l’exploitation du gaz de schiste en Algérie s’invite tout seul après les déclarations du ministre de l’énergie et du premier ministre, les uns sont pour et les autres sont contre, ils vont en guerre sans s’informer sur les avantages et les inconvénients de ce gaz qui profitera aux multinationales,

une aventure non rentable pour le pays et les citoyens mérite avant tout de bien informer les citoyens pour se faire une opinion sans passion et sans préjugés afin de prendre une décision en toute connaissance de cause qui préservera l’intérêt du pays, uniquement l’intérêt du pays.

 

Eléments d’informations sur la nature du gaz, les techniques d’exploration et d’exploitation, la difficulté et le coût d’exploitation, la rentabilité et les répercutions sur l’environnement.

 

Le schiste est une roche dont l’âge géologique remonte aux environs de 500 millions d’années, elle est enfouie entre 2000 et 3000 mètres de profondeur, dans certaines zones montagneuses le schiste affleure en surface, le schiste ressemble à un mille feuilles, les cavités qui sont entre les feuilles sont remplies de gaz de schiste ou d’huile de schiste qui n’est que du pétrole.

 

Le gaz de schiste est un gaz sédentaire, il est emprisonné dans le schiste qui est son lieu de naissance, en cas de fissures de la roche au cours des accidents géologiques, le gaz peut sortir et migrer jusqu'à ce qu’il trouve un gîte pour élire domicile, l’endroit où il élit le domicile s’appelle la roche réservoir, ce gaz s’appelle le gaz conventionnel, on peut dire un gaz nomade par rapport au gaz de schiste qui est un gaz sédentaire, les études ont montré que chaque mètre cube de schiste peut contenir jusqu'à 20 mètres cubes de gaz dans les conditions normales, les techniques actuelles de production ne permettent d’extraire que 20 % , soit 4 mètres cubes en moyenne sur les 20 mètres cubes que contient la roche. Il est composé essentiellement du méthane, du gaz carbonique, de l’azote et du sulfure d’hydrogène, un gaz qui dégage une odeur des œufs pourries, d’où nécessité de faire un traitement en surface avant de l’injecter dans le réseau de distribution.

 

Techniques d’exploration et de production.

En comparaison avec le gaz conventionnel le gaz de schiste nécessite 10 fois plus de forages en moyenne que le gaz conventionnel, aux Etats Unis il ont fait en moyenne 4 forages par km² pour l’exploitation du gaz de schiste alors que pour le gaz conventionnel un forage suffit pour plusieurs km², chaque forage du gaz de schiste nécessite une moyenne de 10 forages horizontaux dans la couche de schiste, cela nous fait en moyenne 10 forages verticaux et 100 forages horizontaux pour un seul forage vertical pour le gaz conventionnel ! Le nombre de forages horizontaux par forage vertical peut aller jusqu'à 14 sur une longueur qui peut aller de quelques centaines de mètres à jusqu'à 2000 mètres.

 

Pour extraire le gaz de schiste il faut un forage vertical de 2000 à 3000 mètre de profondeur, ensuite plusieurs forages horizontaux, ENSUITE FAIRE DES EXPLOSIONS LE LONG DU FORAGE HORIZONTAL POUR FAIRE DES PETITES FISSURES EN VUE D'OUVRIR LE PASSAGE À L’EAU, le sable et les produits chimiques qui seront injectés avec une pression de plus de 600 bars, c’est cette opération qu’on appelle la fracturation hydraulique, c'est-à-dire on brise le schiste avec de l’eau, l’eau sous pression, le sable et les produits chimiques vont briser la roche et l’empêcher de revenir à sa place à la fin de l’opération de la fracturation hydraulique, le gaz enfoui dans le schiste a une pression qui peut dépasser 200 bars avant la fracturation hydraulique, avec l’injection de l’eau sa pression augmente en fin de l’opération le gaz commence à sortir en entraînant avec lui 50 % environ d’eau et de produits chimiques qui sont nuisibles à l’environnement, si on ne leur fait pas subir un bon traitement, c’est facile de dire on fait, mais combien c’est difficile de faire !

 

Une fois le gaz est sorti en tête de puits, il faut le traiter avec l’eau et les produits chimiques qu'il entraîne, il faut poser beaucoup de conduites en acier pour faire la collecte du gaz venant de chaque puits avant de l’injecter dans un réseau de distribution ou de transport lorsque le gaz est consommé localement comme aux Etats Unis, si le gaz sera consommé à plusieurs milliers de kilomètres du lieu de la production, il faut lui faire subir un traitement poussé et assurer son transport par gazoducs et stations de compression, ce sont des investissements qui demandent plusieurs années et plusieurs milliards de dollars.

 

Coût de production et rentabilité du gaz de schiste.

La rentabilité du gaz de schiste aux Etats Unis est voisine de 5 dollars le million de BTU ou 1000pc (1000 pieds cubes ) de gaz, d’ailleurs beaucoup de producteurs privés de gaz de schiste ont fermé leurs puits quand le prix est descendu en dessous de 4 dollars le million de BTU, le producteur privé négocie bien ses contrats avec les sociétés de production et de services, il fait jouer la concurrence, les prix sont incomparables avec les nôtres puisqu’on importera tout des Etats Unis, nous travaillerons avec les grandes compagnies qui vont nous imposer leurs prix sans aucune possibilité de faire jouer la concurrence pour faire baisser les prix.

 

Aux Etats Unis le prix d’un forage vertical est évalué à environ 2 millions de dollars, le prix d’un forage horizontal se situe entre 300 000 et un million de dollars, le prix dépend de beaucoup de facteurs et aussi de la longueur du forage horizontal, en mer le forage du gaz de schiste est estimé à 30 millions de dollars, le PDG de Sonatrach a estimé le premier forage du gaz de schiste de l’Algérie entre 10 et 15 millions de dollars, la précision du chiffre nous donne déjà un aperçu sur le supercherie, les américains vont travailler en cost plus fee, ils adorent travailler en cost plus fee, c'est-à-dire en coût remboursable plus un bénéfice de 15 à 20 %! Nos réserves de gaz de schiste se trouvent selon les premières évaluations dans l’erg oriental et l’erg iguidi près de Tindouf, pour faire une moyenne de 4 forages au km², il faut déplacer une bonne partie des dunes ! Ou faire la prospection et la production là où il n’y a pas de dunes de sable.

 

Le salaire moyen d’un américain, pourquoi on cite les américains parce que ce sont eux qui détiennent la technologie et les équipements, si on fait venir les chinois pour nous construire les logements, c’est qu’on ne pourra pas se passer des américains qui vont imposer les prix et leurs conditions, le salaire moyen d’un américain en 2011 est évalué à 3750 dollars par mois , les techniciens américains qui ont travaillé en Algérie en 2005 ont été payés à 20 000 dollars en moyenne par mois, quant au responsable de chantier il était payé à 40 000 dollars par mois.

 

Si nos responsables s’entêtent à vouloir se lancer dans l’aventure de la production du gaz de schiste même si elle n’est pas rentable, c’est qu’il y a quelque chose de louche, Jugurtha disait dans sa célèbre expression « Rome à vendre » alors on peut dire aussi «l’Algérie aussi est à vendre » parce qu’on ne s’entête pas dans une opération non rentable, peut être que les responsables ont reçu des propositions alléchantes de la part des multinationales, il y a une odeur de Chakib Khellil dans cette affaire, c’est lui qui travaille dans l’intérêt des américains.

 

Je me permets de spéculer un peu sur cette affaire, entendons nous bien ce n’est pas une information c’est une spéculation, la méthode de production est décriée par tout le monde, donc les multinationales doivent nécessairement améliorer la technique de production du gaz de schiste, peut être ils veulent faire des expériences dans une zone loin de tout contrôle, de toute contrainte réglementaire, de zone à risque, une zone où ils ont les mains libres de faire ce qu'ils veulent pour améliorer la rentabilité et le respect de l’environnement, donc ils sont peut être tentés de faire des expériences pour briser le schiste uniquement en utilisant des explosifs, du coup ils vont supprimer l’eau et les produits chimiques qui posent problème, ils vont remplacer les contraintes de l’environnement par le risque de sismicité, on ne peut pas trouver un endroit idéal pour leurs expériences comme notre grand sud.

 

Voilà donc pour se faire une opinion objective, il faut analyser les avantages et les inconvénients, il y a les coûts et l’environnement qui plaident contre pour le moment, il y a l’avenir énergétique du pays qu’il ne faut pas oublier, pour trouver les ressources d’énergie de demain il faut se mettre au travail aujourd'hui, cependant ne pas oublier, il n’y a pas que le gaz de schiste, il y a aussi l’énergie solaire, l’Algérie possède le plus grand gisement des pays d’Afrique et d’Europe, pourquoi on ne parle pas assez ? L’Algérie possède aussi un des plus grands gisements de l’énergie éolienne, le vent souffle 24 /24 sur l’Atlas tellien et l’Atlas saharien pourquoi on ne parle pas de cette énergie qui est à notre portée? en plus elle n’est pas polluante . C’est simple parce que c’est une énergie qui ne profitera pas aux multinationales, une énergie qui ne profitera pas aux américains, c’est une énergie qui profitera aux algériens, une énergie qui donnera vie aux Hauts Plateaux.

 

Khali Moh.

 

 


 

RÉSERVES DU DU GAZ CONVENTIONNEL ET DU GAZ DE SCHISTE DANS LE MONDE.

 

Les réserves des gaz conventionnel et non conventionnel portées sur la carte sont estimées par l'AIE (Agence Internationale de l'Energie), la carte montre que nos réserves sont situées en grande partie sur l'Erg Oriental sur les frontière libyenne et tunisienne et l'Erg Iguidi à Tindouf, l'Erg Oriental serait un des plus grand gisements du monde des hydrocarbures conventionnels, il porte le nom du bassin de Ghadames, c'est un gisement qui s'étale de l'Algérie en Libye et en Tunisie, l'exploitation du gaz de schiste qui demande 10 fois plus de puits que le gaz conventionnel sera difficile à cause des dunes de sables.

 

 


COMMENT ASSURER LA SÉCURITÉ ÉNERGÉTIQUE DES GÉNÉRATIONS FUTURES ?

 

Les commis de l’Etat du Ministère de l’Energie et de Mines ont invité les médias pour leur transmettre le message : le pays n’a rien à craindre, nous sommes là, nous veillons aux intérêts du pays, nous prenons toutes les mesures nécessaires pour assurer un approvisionnement régulier des hydrocarbures des 20 ou 30 prochaines années

, la preuve nous avons prévu dans la nouvelle loi sur les hydrocarbures une disposition permettant à l’Algérie d’acheter la part des associés en cas de besoin, c'est-à-dire en cas ou la part du pétrole et du gaz revenant à l’Algérie ne suffirait pas à couvrir les besoins du pays, le message est clair «mazalna waqfine».

 

L’intention est bonne, elle est même excellente, il reste à voir les faits et la volonté de concrétiser les bonnes intentions. Si on serait amené dans 20 ou 30 années à acheter la part des associés en devises et aux prix internationaux, c’est qu’il arriverait un moment, une période de plusieurs années, où le pays n’aura pas un baril à vendre, donc il n’y aurait pas de dollars pour payer le lait et le pain, les commis de l’Etat doivent nous expliquer avec quoi ils vont payer la part des associés qu'ils se proposent d'acheter, ils pourront nous dire qu’ils vont payer avec les réserves de change des 200 milliards de dollars, à condition qu’il en resterait quelque chose d’ici là.

 

Supposons que ces 200 milliards de dollars vont survivre à toutes les crises qui nous attendent, ce matelas de dollars est constitué par les ventes des hydrocarbures allant de 30 à 120 dollars le baril, il y a 10 ans le baril valait à peine 30 dollars, aujourd’hui il oscille autour de 110 dollars, dans 20 ou 30 ans la ressource sera rare donc le prix va monter certainement à 200 peut être même 250 pourquoi pas 300 dollars le baril! Donc nous allons payer un baril à 200 dollars ou plus avec le prix de 2 à 5 barils que nous avons vendu entre 30 et 120 dollars dont notre économie ne sait quoi faire avec aujourd’hui.. Une question toute bête vient à notre esprit, pourquoi tirer les barils dont notre économie n’a pas besoin aujourd’hui mais aura grand besoin demain ?

 

Aujourd’hui notre économie a besoin entre 40 à 45 milliards de dollars, nous on tire l’équivalent de 70 à 75 milliards de dollars, il y a un excédent de 30 milliards de dollars dont notre économie n’a pas besoin, si on décide de laisser dans les gisements les hydrocarbures qui coûtent aujourd’hui 30 milliards de dollars, en les laissant dans les gisements, nous réalisons pour demain une économie de 60 milliards de dollars au minimum, nous allons nous priver aujourd’hui de 30 milliards de dollars dont on ne sait pas quoi faire et nous économisons les hydrocarbures d’une valeur de 100 milliards de dollars environ pour demain, qu'est ce qui est préférable, avoir des hydrocarbures dans son sous sol ou compter sur une disposition d’une loi sur les hydrocarbures qui n’a aucune chance d’être appliquée? Hé oui, combien c’est facile à dire mais difficile à faire!

 

Regardons ça, un peu, de plus près, ce sont les mêmes, ou presque les mêmes, responsables qui ont tiré des gisements l’équivalent de 5 à 6 ans de consommation d’hydrocarbures dont notre économie n’a pas besoin aujourd’hui mais dont il aura grand besoin demain, ne serait-il pas mieux de laisser ces hydrocarbures dans les gisements pour les retrouver demain quand on aura besoin ? Garder ces hydrocarbures dans les gisements est plus sûr, compter sur une disposition de la loi qui va évoluer dans le temps et dans l’efficacité est incertaine, c’est vouloir mener le pays tout droit vers l’aventure. Pourquoi remettre au lendemain ce qu’on peut faire aujourd’hui en toute sécurité ? Pourquoi promettre pour demain quelque chose de très difficile à faire et laisser de coté ce qu’on peur faire facilement aujourd’hui ? Si on ne peut pas ajuster la production des hydrocarbures aux besoins de notre économie d’aujourd’hui et de demain, c’est qu’on nous cache quelque chose, c’est très grave si le pays n’est pas souverain.

 

La bâtisse que nous voyons dans la photo est une couveuse de scandales, elle est le point de départ de plusieurs scandales, déjà elle même elle a coûtée plus de 2 fois son prix, c’est Bouteflika qui a découvert le pot aux roses, la couveuse livre régulièrement des scandales, elle a produit celui de BRC, celui de Sonatrach, celui de la pénurie de gaz de butane, celui des coupures électriques cet été, celui du gaz de schiste qui est en cours et certainement d’autres qui sont en gestation sans compter celui des 200 milliards de dollars de réserves de change dont l’économie algérienne ne sait pas quoi faire, cette histoire de réserves de change est le plus grand scandale, elle ne sert pour l’instant que les intérêts des riches, elle est contraire aux intérêts de la génération actuelle et surtout des générations futures.

 

L’erreur, la grande erreur, est d’avoir confié la gestion de ce dossier à un seul homme, il ne fallait pas se passer du Conseil National de l’Energie, la seule autorité capable de faire une stratégie à court , moyen et long terme pour préserver les intérêts du pays, même si ce conseil est composé de notables incompétents en la matière, ils seraient mis devant leurs responsabilités pour s’entourer de conseillers compétents qui ont été mis à l’écart ou poussés carrément à l’exil, ils auraient limité les dégâts et ils ne pourront pas se considérer aujourd’hui comme non concernés.

 

Khali Moh.

 


par Kacem Moussa.

 

Encore un article émanant d'un cadre bien connaisseur du système algérien en matière d'hydrocarbures

 


par Kacem Moussa.

 

la société française CCG Veritas s'empare de l'étude d'exploration du Gaz de schiste en Algérie.

 

 

Pour le Gaz de schiste, on veut détruire tout un environnement


 


S’abonner · 28 septembre


Attention arnaque en vue !
"L’Algérie recèle l’une des plus importantes réserves de gaz de schiste au monde, estiment plusieurs études internationales. Des dispositions importantes du texte portant amendement à la loi sur les hydrocarbures n’ont pas été dévoilées. C’est ce qui ressort d’une réunion informelle sur le projet de texte de loi, organisée récemment par Youcef Yousfi, rapporte une source
sûre proche du ministère de l’Énergie". (TSA Algérie)
Cette histoire me rappelle le plus grand gisement d'or à ciel ouvert, et cela au niveau africain aprés le Congo. Mais aprés quatre années et un détournement de plus de 1 milliard de dollars : Il n'y a pas d'or à Amesmassa dans la wilya de Tamanrasset. Alors que les australiens escroqueurs ont laissés sur place des millions de tonne de dechets contaminés au cyanure et autre produits aussi dangereux les uns que les autres.
A chacun son truc, Chakib c'est l'or, pour d'autres c'est le Gaz, et justement polluant comme la production d'or avec le cyanure.


A la une Actualité
 

«Le gaz de schiste sera exploité», selon le Premier ministre

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 18.10.12 | 10h00 3 réactions

Evoquant le dossier malien, le Premier ministre affirme : «L’armée algérienne, avec tous les autres services de sécurité, a pris toutes les mesures nécessaires pour protéger les frontières nationales.

L’Algérie cherche une solution de paix et n’a pas de divergences avec d’autres parties. Nous pensons qu’il est fondamentalement utile d’aider et de conforter le gouvernement malien pour qu’il puisse recouvrer son intégrité territoriale.» Revenant sur l’actualité nationale, M. Sellal indique que «la lutte contre la bureaucratie, qui est à l’origine de la propagation de la corruption, est parmi les priorités de son action». Sur ce point, le Premier ministre annonce que samedi prochain, il se réunira avec le ministre de l’Intérieur, Daho Ould Kablia, de même qu’avec les chefs de daïra, les directeurs de l’administration et les directeurs de la réglementation des affaires générales.

Cette réunion permettra d’examiner «des dossiers relatifs à l’organisation de l’administration et la lutte contre la bureaucratie pour améliorer les conditions de vie du citoyen». Sur le plan de l’investissement, M. Sellal affirme que le gouvernement est en négociation avec Renault «pour arriver, dans quelque temps, à un contrat important afin de réaliser une usine de construction de véhicules  en Algérie, en partenariat avec la SNVI et le Fonds national d’investissement».

Par ailleurs, il souligne que «le pétrole et le gaz de schiste seront exploités. Il n’y a pas d’issue. Tous les pays du monde exploitent ces énergies». Les opposants à l’exploitation du pétrole et du gaz de schiste dénoncent l’opacité qui entoure ce dossier. Aucun débat national n’a eu lieu. Le Premier ministre affirme que «l’Algérie possède les moyens techniques pour exploiter le pétrole et le gaz de schiste et que les travaux commenceront peut-être dans dix ans». «Faux, ont répondu les experts, puisque ce sont les compagnies américaines, affiliées au lobby pétro-gazier qui maîtrisent cette technologie».

Il faut noter dans ce cadre que des groupes de citoyens se réuniront samedi au Centre des ressources d’Alger (rue Tanger) pour essayer de s’opposer à ce texte de loi. En outre, M. Sellal avance le chiffre de 1236 marchés informels recensés à travers le pays, dont 635 ont été éradiqués à l’heure actuelle. 56 000 jeunes y travaillaient. «Nous ne menons pas une guerre contre l’informel. Notre but est de placer ces jeunes dans des structures organisées», a-t-il déclaré.
 

Mehdi Bsikri source http://www.elwatan.com/actualite/le-gaz-de-schiste-sera-exploite-selon-le-premier-ministre-18-10-2012-189312_109.php

 

Selon la revue Oil and Gas Journal ! L’Algérie est le huitième plus grand détenteur de gaz naturel au monde      

 

Selon les chiffres publiés au BP Statistical Review of World Energy 2010 (revue statistique de la compagnie BP sur l’énergie mondiale), cités par Oxford Busines Group, le pays possédait 2,4% des réserves de gaz prouvées au monde, avec un ratio réserves/production de 55,3 ans.

 

( pas précisé gaz naturel NON CONVENTIONNEL)
« Le secteur algérien du gaz naturel progresse rapidement, grâce à une production à la hausse, amorti récemment par des partenariats internationaux et les avancées technologiques alors que le pays cherche à consolider sa position en tant que hub régional pour le transit du gaz naturel » estime Oxford Business Group (OBG) dans son dernier briefing sur l’Algérie. OBG, rappelle que  l’annonce le 10 octobre par la compagnie irlandaise d’exploration de pétrole et de gaz, Petroceltic International (PCI), que ses taux de production de gaz avaient plus que doublé dans ses champs du sud-est de l’Algérie, a entraîné une hausse de 12,5% des actions de l’entreprise. De son côté, Sonatrach, l’entreprise publique nationale algérienne de gaz, s’est également réjouie de cette déclaration, étant partenaire du projet de PCI. « PCI a déclaré que la stimulation de fracture du puits AT-8 du champ de découverte gazière d’Ain Tsila a entraîné une forte augmentation du débit avant fracture, passant de 15,4 millions de pieds cubes de gaz par jour à 38,6(mmscf/d) » rappelle OBG. La stimulation de fracture- également appelée « fracking » - fait appel à des technologies relativement récentes, comme par exemple la fracturation hydraulique et le forage horizontal, par lesquelles un fluide est injecté à très haute pression dans le but de fissurer la roche et de permettre au gaz ou au pétrole de s’écouler plus facilement. D’après l’hebdomadaire Oil and Gas Journal, les réserves de gaz naturel prouvées en Algérie en janvier 2009, s’élevaient déjà à 159 billions de pieds cubes (tcf), faisant du pays le huitième plus grand détenteur de gaz naturel au monde. De plus, selon les chiffres publiés au BP Statistical Review of World Energy 2010 (revue statistique de la compagnie BP sur l’énergie mondiale), cités par OBG, le pays possédait 2,4% des réserves de gaz prouvées au monde, avec un ratio réserves/production de 55,3 ans. L’Agence Américaine d’Information sur l’Energie (EIA), quant à elle, annonce pour l’Algérie un chiffre de production de gaz naturel de 3,007 tcf et une consommation de 1,05 tcf, mettant en lumière un impressionnant volume d’exportations. « Les bons résultats de PCI surviennent six mois après l’annonce par l’Algérie de sa volonté de développer ses réserves de gaz de schiste à travers des partenariats. D’après des estimations, le pays, membre de l’OPEP, disposerait de réserves allant jusqu’à 1000 billions de pieds cubes (tcf) de gaz naturel piégé dans la roche de schiste à plus de 1000 mètres de profondeur »  souligne OBG. En mars, le ministre de l’énergie Youcef Yousfi a déclaré lors d’une conférence réunissant des experts du pétrole et du gaz à Houston : « Nous voulons développer nos réserves de gaz non conventionnel. Les résultats préliminaires de notre évaluation du potentiel de gaz de schiste indiquent que le potentiel est au moins comparable aux plus importants gisements américains. Cependant, n’ayant aucune expérience dans ce domaine, le ministre a ajouté que le pays était à la recherche de partenaires internationaux pour l’aider à développer ses réserves. « Le développement des hydrocarbures non conventionnels sera une nouvelle expérience que nous serons prêts à partager avec les entreprises qui ont démontré leur savoir-faire dans ce domaine. », a déclaré Yousfi. « Sonatrach domine la production et la distribution en gros du gaz naturel en Algérie mais les investissements étrangers dans le secteur continuent d’augmenter. Sonatrach a conclu des accords de partenariat avec des producteurs étrangers de gaz, parmi lesquels PCI, BP, Statoil, Total, BHP-Billiton, Eni et Repsol » note OBG, estimant que le rôle de hub de transit que joue l’Algérie pour le gaz d’Afrique de l’Ouest et son accès aux marchés méditerranéens et européens, sera renforcé lorsque le très attendu gazoduc transsaharien entrera en service. Avec une mise en service désormais prévue pour 2015, ce gazoduc de 4128 kilomètres coûtera 20 milliards de dollars (une initiative commune de Sonatrach et de la Nigerian National Petroleum Corporation, la compagnie pétrolière nationale du Nigéria). Il partira de Warri au Nigéria et acheminera le gaz naturel jusqu’au hub gazier et aux gazoducs de Hassi R’Mel en Algérie. L’objectif final étant de transporter le gaz naturel nigérian jusqu’aux marchés européens. « Bien qu’en projet depuis des années, la réalisation du gazoduc a rencontré de nombreux obstacles et a due être repoussée à plusieurs reprises, essentiellement à cause de difficultés techniques et financières » rappelle OBG. Mais le 12 juillet, lors du 25ème sommet des Chefs d’Etats et de Gouvernements du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD), le président nigérian Goodluck Jonathan a réitéré sa volonté de poursuivre son partenariat avec l’Algérie pour le développement du gazoduc. « Avec une production à la hausse, un transfert des technologies de pointe et une meilleure portée régionale à l’horizon, l’Algérie pourrait bien gagner des places au classement des pays producteurs de gaz naturel » conclut OBG..

A.S.

 

 source :

http://www.transactiondalgerie.com/articles-archives/1905-selon-la-revue-oil-and-gas-journal--lalgerie-est-le-huitieme-plus-grand-detenteur-de-gaz-naturel-au-monde

 

 

 

Moralité : France, Algérie, et partout dans le monde : même lutte, même danger ! fracturation hydraulique, une horreur pour l'eau et la santé, environnement...

 

 

 



23/10/2012
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 257 autres membres