Stéphanie Muzard, écocitoyenne, artiste et paysanne

Stéphanie Muzard, écocitoyenne, artiste et paysanne

La fracturation hydraulique implique l’utilisation d’explosifs bardés d’uranium dit « appauvri »

La fracturation hydraulique implique l’utilisation d’explosifs bardés d’uranium dit « appauvri », comme les obus !

On savait déjà que les forages en profondeur font remonter en surface les élèments radioactifs qui y sont enfouis, essentiellement l’uranium et ses descendants comme le radium (voir en annexe le texte de la Criirad communiqué en mars 2011, et un article récent). Mais on découvre que la technologie necessite l’utilisation de « charges creuses », et que ces explosifs sont bardés d’uranium comme les roquettes anti char et les obus militaires.

En effet dans une réponse écrite faite à Charlie Regol (Hérault) par M. Riviere, celui-ci confirme « C’est le même principe que les roquettes antichar ». Cette information est très importante car si la présence d’un métal tel que l’uranium rend les explosifs plus pénétrants, cela engendre, dispersé en poussière par l’explosion, la dangereuse contamination des nappes d’eau et des boues remontées à la surface..

M. Riviere précise « Dans un puits à gaz ou à pétrole on descend un tubage d’un diamètre de 5 pouces (en général) au droit de la formation que l’on veut exploiter. Ce tubage est cimenté entre l’extérieur du tubage et le trou qui a été foré (….) Quand on veut mettre la formation de pétrole ou de gaz en exploitation, il faut crépiner ce tubage car il est étanche. C’est à ce moment que l’on descend ces charges creuses (…) pour percer le tubage. Ces charges creuses provoquent un orifice de 15 à 20 millimètres de diamètre dans l’acier et le ciment, et cela ne va pas plus loin. » .

I « Cela ne va pas plus loin » dit M. Rivière, mais cela est en contradiction avec la réponse faite par M. Medaisko, géologue, toujours à Charles Rigol. On y trouve la phrase suivante qui montre qu’en fait cela va plus loin : "Nous avons un problème avec les fissures car il est assez difficile de les contrôler..."

Il emploi les mots "fissures" "fissuration" "fissurer la roche" bien moins fort que "fractures" ou autres et avoue que tout cela est bien incontrôlable. On imagine mal comment ils vont parvenir à contrôler la perforation induite par leur charges creuses ou autre fracturation par l'hélium par exemple.

On trouve aussi des informations interressantes dans un rapport du 5 fèvrier 2010 de Schlumberger qui précise bien le risque d’être confronté à des actions en responsabilité civile importante, concernant « l’utilisation de matières dangereuses, de matières radioactives et d’explosifs (….), des terrains contaminés et de leur réhabilitation, (…), dommages corporels ou dégradations de biens provoqués par l’exposition à des substances dangereuses... ».

Il en résulte pour Schlumberger une double inquiétude qui ne concerne pas les conséquences pour les personnes ni sur l’environnement mais  «l’impact négatif sur notre trésorerie », et sur le fait que « notre assurance pourrait ne pas nous couvrir de façon appropriée ».....

Enfin notons qu’un courrier du 1/10/12 de Charlie R. à Delphine Batho ministre de l’écologie à ce sujet n’a pas reçu de réponse.

Concluons, Nous pouvons donc légitimement nous alarmer de l’utilisation de charges explosives contenant de l’uranium comme des obus. Comment sont-elles gérées, transportées, stockées ? Les boues remontées par les forages qui contiennent de la radioactivité naturelle, et de la radioactivité due aux explosifs sont-elles abandonnées sur place, avec des risques de pollution, ou sont-elles gérées comme des déchets nucléaires ?

Cela signifie aussi que les nappes d’eau fossiles et phréatiques traversées courront le risque de contamination non seulement chimique mais aussi radioactive.

De toutes façons le courrier de M. Riviere ne laisse aucun doute. Il faut donc dénoncer ce risque supplémentaire et inconnu de beaucoup d'entre nous, dénoncer que des entreprises puissent se promener avec des explosifs contenant de l'uranium sans que nous connaissions les garanties de protection du personnel et des populations, dénoncer la gestion des boues extraites.

Il faudrait qu’un collectif se charge de prendre contact avec la Criirad pour organiser un prélèvement de boue en vue d’une analyse complète.

Decembre 2012, Eva marion géologue, Pierre Péguin physicien, sur la base d’élèments réunis par Charlie Rigol viticulteur.



14/12/2012
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