Stéphanie Muzard, écocitoyenne, artiste et paysanne

Stéphanie Muzard, écocitoyenne, artiste et paysanne

pire que les OGM, le transhumanisme...biologie de synthèse.

Pire que les OGM, le transhumanisme... biologie de synthèse
 
 
Non, vous ne cauchemardez pas en lisant cet article d'alerte...
 
voici mon com et cette alerte à prendre au sérieux...
 
 
"Salut Fabrice,  
 
1/ merci de la qualité littéraire de ton texte tout d'abord. C'est un plaisir de lire les tribulations de ces bâtons merdeux qui se prennent pour des trophées du Vivant en agitant une souris.Pour les ogm, c'était en labo que ça se passait. Maintenant c'est la mort aux rats qui prend le pouvoir des cerveaux des malades...Sacrée évolution de civilisation du chaos!

2/ Tu dois avoir un gène spécial, toi, pour ne pas déprimer ou un remède naturel. Tu connais mon mail ou adresse, je veux bien que tu me refiles tes graines magiques, parce que je crois que la nature humaine doit être la seule que parfois je déteste. Et à te lire, il me faut supporter...:-). Eux, pires, ce sont des malades, tu les soignes à coups de bons mots, ces connards de l'art biotic transmerdeux de mes couilles ( mais je n'ai pas de testicules, sois-je bête! mais ça aussi ça pousse,aujourd'hui, donc espoir !) mais je pense que pas de panique ! Ayons confiance... Dame Nature en a vu d'autres et des biens connards. C'est ne pas avoir assez confiance en elle, Dame Nature force énergétique supérieure et universelle, pour croire que ce genre de plan(te)s à la con puisse marcher bien durablement. Prions Ste Hildegarde ensemble. Pour une bonne grève planétaire de l'expédition Chronopost.De l'ère Post-connards!

3/ Sinon... un bon remède reste encore jouir des gorges de la Dourbie en sifflant un air de Bruel et priant St Jean du côté de Cantobre. Pas encore souillées définitivement. C'est quand que tu m'invites à boire un coup sous les couverts de Nant ? Quand j'y vais je pense à toi en me disant j'aimerai bien croiser Fabrice...

4/ Je diffuse...et sème.

5/ Je t'aime. Je préfère te le dire avant la fin du monde, sait-on jamais si les bâtons merdeux de connards remportent la palme d'or au prochain festival du film d'horreur.
6/ grosses bises électroniques !

Stef, la muse sans couilles et sans reproches ! "
 
 
 

      Beaucoup plus vite que l’évolution     

Cet article a paru dans l’excellent Charlie Hebdo le 24 juillet 2013

Ce con de Darwin peut aller se rhabiller, car la biologie de synthèse se propose de créer de nouvelles formes vivantes grâce à l’ordinateur. Plus besoin d’attendre 10 millions d’années. C’est tout de suite, aux États-Unis, sous la forme de graines d’Arabette des dames.

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Quand vous lirez ces lignes, une bande d’incroyables connards aura peut-être réussi son coup, qui consiste à envoyer par la poste des centaines de milliers de graines, à raison de 100 pour chacun des milliers de donateurs. Où est le mal ? Les connards tiennent une société de « biologie de synthèse », nouveauté radicale à côté de laquelle les OGM sont des anges venus du ciel. Genome compiler (//www.genomecompiler.com), la boîte américaine en question, a lancé au printemps une souscription en ligne, via un site spécialisé (//www.kickstarter.com) pour produire et distribuer des semences d’une plante, arabidopsis thaliana – Arabette des dames -, de la famille du chou et du radis. C’est très fun, car le jeu consiste à planter ensuite les graines un peu partout, qui devraient donner des plantes produisant de la lumière. Plus besoin d’électricité, les gars ! Au passage, l’Arabette des dames a été totalement repensée, et reconstruite à partir d’un clavier d’ordinateur.

Pour mieux comprendre, laissons donc la parole à Genome compiler, qui annonce la couleur sur son site, sans façon : « We can design and program living things the same way that we design computer code ». Autrement dit, « nous pouvons concevoir et programmer les êtres vivants comme nous concevons les codes informatiques ». On aurait grand tort de s’en foutre, car derrière la fanfaronnade se cache bel et bien un nouveau continent.

La biologie de synthèse, dont personne ne parle encore, ne vise pas, comme avec les OGM, l’introduction d’un gène étranger dans le génome d’un organisme. L’ambition est bel et bien de créer en laboratoire des formes de vie n’ayant jamais existé. D’abord des bactéries. Ensuite, qui sait ? Aidés par les ordinateurs, nos beaux iconoclastes entendent créer à la demande de nouveaux codes génétiques, bricolés sur un coin de table, qui rebâtiraient un monde nouveau, supposément meilleur que celui qu’on doit se farcir.

Il n’y a guère de mystère : les trois merdeux qui sont derrière toute l’affaire fricotent avec Singularity University, un machin présenté comme autonome, mais logé dans la Silicon Valley, sur le campus de la Nasa. Le cofondateur du bastringue, Raymond Kurzweil, est un informaticien spécialisé dans l’intelligence artificielle, et surtout l’un des théoriciens de l’une des idéologies les plus nauséabondes de l’après-guerre, qui s’appelle le transhumanisme. En deux mots, les tenants de ce courant international pensent que l’homme n’est pas à la hauteur. Et qu’il faut lui adjoindre toutes les machines que la science et la technique sont capables d’inventer. On n’est pas très loin, et peut-être tout près, d’une resucée du surhomme.

Certes, une partie des scientifiques au courant croient plutôt à une nouvelle avancée des techniques OGM, mais le groupe canadien ETC (//www.etcgroup.org puis kickstopper), qui suit ces mouvements à la soupe binoculaire, vient de lancer une vaste alerte mondiale pour essayer de stopper l’envoi des graines d’Arabidopsis thaliana, qui constituerait un lâcher sauvage sans aucun précédent connu.

De grands journaux angliches et amerloques – The Guardian, Nature, New Scientist, Mother Jones – prennent l’affaire au sérieux, et chacun à sa manière, rend compte de l’opération projetée par Genome Compiler, qui a déjà rapporté 500 000 dollars de dons. Et en France ? Seul le groupe grenoblois Pièces et main d’œuvre (PMO) tente de faire connaître les dessous de la biologie de synthèse (//www.piecesetmaindoeuvre.com, puis biologie de synthèse). Dans un tract sur la question, PMO cite le patron du Génopole d’Évry, centre de recherche sur le sujet. Selon lui, il faut : « considérer le vivant comme un immense mécano, à partir duquel sont imaginés et construits de nouvelles entités (bactéries), des micromachines (autoreproductibles ou pas), des systèmes qui n’existent pas dans la nature ».

Impeccable. Le plus grand soutien à la biologie de synthèse s’appelle Geneviève Fioraso, et elle est ministre de l’Enseignement supérieur. Les scientistes fous sont au pouvoir.



05/08/2013
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