Stéphanie Muzard, écocitoyenne, artiste et paysanne

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Les «talibans écolos» répondent au préfet

source : //www.ladepeche.fr/article/2012/10/17/1466448-les-talibans-ecolos-repondent-au-prefet.html

 

Les «talibans écolos» répondent au préfet

polémique

Jacques Philbert et Jean-Jacques Rougié, porte parole et président du Gadel /DDM, archives. ()

Jacques Philbert et Jean-Jacques Rougié, porte parole et président du Gadel /DDM, archives.

Le préfet qui avait tancé, la semaine dernière, «les talibans écolos», vient d'être repris de volée par le Gadel, principale association de défense de l'environnement. Les propos de Bernard Gonzalez ne passent pas.

C'est une formule choc qui a bien fait son effet. Lors du dernière congrès des maires à Prayssac, le 7 octobre, le préfet du Lot, Bernard Gonzalez fustigeait le comporement des «talibans écolosé», dont le jusqu'au boutisme freinait des projets d'intérêt général. Invité par la Dépêche du Midi, à préciser ses propos, le préfet s'était exécuté (lire notre dition de jeudi) : ««Je travaille très bien avec des associations de protection de l'environnement responsables. Mais j'ai voulu faire passer le message qu'il ne faut pas abuser du recours au contentieux. Cela touche certaines zones industrielles, des déviations, des dossiers comme la prison. Il faut faire attention à ne pas décourager les investisseurs ou à jeter le discrédit sur les collectivités locales ou les services qui portent ces projets». Pour le préfet «les intérêts de quelques-uns ne doivent pas venir perturber l'intérêt général». Les précisions du préfet n'ont pas convaincu les représentations de certaines associations environnementale. La plus puissante d'entre elles en premier : «Réuni le 13 octobre, le Conseil d'Administration du Gadel (1) a unanimement condamné l'anathème de M. Bernard Gonzalèz,, à l'encontre du milieu associatif défenseur de l'environnement», écrit Jacques Philibert au nom du Gadel. Les membres des associations de défense de l'environnement du Lot sont-ils des talibans ?, interroge le Gadel. Les propos tenus par Monsieur le Préfet Gonzalez, constituent une attaque inacceptable d'associations, composées de militants bénévoles, dont le rôle d'intérêt général dans la défense de l'environnement n'est plus à démontrer».

«Huile sur le feu»

Pour les défenseurs de l'environnement «si les dossiers qui font aujourd'hui l'objet de litiges avaient fait au préalable l'objet d'une concertation avec les parties concernées, le dépôt de plaintes ou la contestation de certaines décisions auraient pu être évités.

La possibilité de déposer des recours auprès des tribunaux, notamment du tribunal administratif, permet d'assurer la transparence et la légalité des actes de la vie publique et constitue un rouage et une régulation nécessaires au fonctionnement démocratique des institutions. On ne peut donc accuser une association d'être trop procédurière lorsqu'elle est dans son bon droit, et exerce ses responsabilités citoyennes en fonction de ses statuts. L'intolérance n'est donc pas de son fait». Puis cette contre-attaque : «dans un contexte où certains dossiers épineux divisent les habitants de plusieurs communes du Lot, il est regrettable que de telles déclarations versent de l'huile sur le feu, en cherchant à opposer les associations entre elles, alors que l'une des missions du représentant de l'état dans le département est précisément de veiller à assurer la tranquillité de la vie publique, en respectant une neutralité politique absolue». Les prochaines rencontres s'annoncent amusantes entre le préfet et les talibans écolos, pardon, les associations qui défendent l'environnement.

(1) Groupement Associatif de Défense de l'Environnement du Lot (GADEL)

Laurent Benayoun.



18/10/2012
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