Stéphanie Muzard, écocitoyenne, artiste et paysanne

Stéphanie Muzard, écocitoyenne, artiste et paysanne

Gaz de schiste, Montebourg : message en langue verte à  mon député

Gaz de schiste, Montebourg : message en langue verte à  mon député.


Lobby citoyen......... pff poésie du matin :

message envoyé à l'assistant parlementaire du député de LOT, Jean Launay...avec le lien d'un article.

 

"salut stef.... batho est pire que montebourg,( lu dans le progrès qu'elle pense que ce sont les CIE pétrolières qui doivent payer les recherches! comme monsanto et ses rats de labos avec secret industriel ?) mais montebourg, il faut qu'il arrête avec ses rêves de redressement de la compétitivité, tout ça pour draguer une masse électorale ou quoi ? il le pense vraiment ? il a été "retourné" à ce point en accédant aux responsabilités ou quoi ?ça fait péter une durite d'être au pouvoir ? Ils sont forts les lobbys ! .....tu en feras part à Jean et je pense que Jean sait qu'il en est de même que pour la "bio"technologie... c'est tout simplement un scandale cette pseudo énergie nécessaire...désolée d'écrire en langue verte ( tu me connais...)...mais il faut que ce soit la société entière qui opte pour un changement radical alternatif des comportements en matière énergétique et de conconsommation ! et pas l'inverse !.le véritable progrès scientifique c'est ce qui rend plus humain, pas le contraire. on a le bois, le soleil, le vent,l'eau motrice, stoppons avec le sous sol et les bas fonds ! de l'air ! stoppons avec le libéralisme pervers, ça va finir mal ......... bises ! belle journée de soleil printanier, regarde comme c'est magnifique sans gaz de schiste ni de houille ! chercheurs, ministres, actionnaires : trouvez votre bonheur en redescendant sur terre ou en remontant à la vraie surface des choses..."

 

 

>>>>> gaz de schiste/recherche publique ? sur le fond ok, sur la recherche publique!!!!!!! mais LOL ! Faut-il qu'elle existe encore ! Et ça, c'est MDR ! mais laissez moi rigoler sur le reste... quand on aura sucé toute l'énergie terrestre et souterraine et tout explosé et bousillé, pollué eau air paysages et mis le sous sol au grenier, sans plus rien ni personne pour maîtriser la catastrophe ( parce que tout ce que touche l'Homme de Dame Nature, uniquement pour du pognon- EST une CATASTROPHE) il ne nous- LEUR- restera plus rien que du fric planqué à gogo au profit de quelques actionnaires, parce que c'est cela dont il s'agit avant tout. les prix s'envolent pourquoi ? parce que les gros profiteurs font pression pour qu'on accepte l'inacceptable et créer un argument pour qu'on plie. IL N'Y A PAS à tortiller du cul pour chier droit !!!!!!!!! NON c'est NON ! pas d'expériences car il n'y a que l'explosion nucléaire souterraine ( au gaz rare, le comble) , ou l'explosion avec DU GAZ ( lol, qu'ils sont cons, graves dangereux, c'n'est pas possible) qui est alternative pour sucer le sang de dame nature.

 

SORTEZ DE LA COMPETITIVITE ! C'est une course au PIRE !!!!!!!!!!

SORTEZ DE CE PARADIGME MORTIFERE !

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Stephane

 
je transmets à Jean. Bises

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MERCI et entre nous, il me semble que tu m'as offert un petit bouquin "comment changer de modèle de développement" pôle PS écolo, donc c'est le moment d'agir, mais vraiment, même si ça parait difficile à impulser....encore désolée pour la langue verte, ce n'est pas politiquement correct, mais je ne fais pas exprès...d'être vulgaire.... dans article blog : plus d'info dont le figaro.(!!!même le figaro didonc!!) non mais ça a le don de m'énerver. Que ce soit toi , Jean ou d'autres, même quelques-uns de droite que j'ai réussi à convaincre, on est bien heureux de vivre le peu de beauté qu'on nous a transmis et qui reste, et est en danger. tout le monde le sait désormais. Compétitivité.... tu parles d'une lubie rétrograde..c'est fini ce temps là..compétitivité on voit où ça mène : vers le plus vicieux, pervers, et la catastrophe. le seul truc que je me demande c'est si ces gens là pensent VRAIMENT ce qu'ils racontent tellement c'est ubuesque. on le sait, l'avenir c'est une autre croissance que celle de la connerie et de la destruction libérale...mais où est donc le bon sens ? maintenant il faut parler casch, d'humain à humain ( d'où ma langue verte...). Je suis certaine que Jean comprend. Je l'ai bien senti dans mes interviews ou encore dans nos rencontres. il ne peut pas être indifférent à ces valeurs là au- dessus de tout dogmatisme, au dessus de toutes considérations partisanes......on a de la chance de vivre dans le LOT, moi j'te le dis, y'a pire ailleurs mais ce n'est pas une raison....d'enfiler les chaussons et de parler avec une patate chaude dans la bouche ou de se taire quand l'état des choses est à ce point dramatique. je compte sur toi et Jean pour faire remonter le message citoyen avec un vocabulaire choisi................en attendant, j'ai de la chance d'avoir plein d'abeilles dans ma maison avec un soleil radieux. bisous, sincèrement, et candidement, stef.

 


 

 

Politique. Gaz de schiste : le match Batho-Montebourg !

 

Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a suggéré ce mardi de confier à une société publique la recherche sur les techniques d'extraction du gaz de schiste.

Intervenant à l’Assemblée nationale, il s'est dit « favorable à l'expérimentation technologique sur notre territoire » en matière d'alternatives à la technique interdite de la fracturation hydraulique, mais il a appelé à ce que cette recherche se fasse sous l'égide d'un organisme public.

Or dans un entretien accordé mardi à Lyon au « Progrès », en marge de plusieurs salons consacrés aux énergies renouvelables, la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, Delphine Batho, se déclare au contraire opposée à un financement public des études portant sur les techniques alternatives à la fracturation hydraulique.

« Je considère que les compagnies pétrolières ont les moyens de financer elles-mêmes leurs propres recherches sur les techniques de forage », indique-t-elle au « Progrès ».

> L’intégralité de l’interview de Delphine Batho mercredi 20 dans nos éditions payantes.

 

http://www.leprogres.fr/politique/2013/02/19/gaz-de-schiste-le-match-batho-montebourg

 

 

 

S'inscrivant en faux avec une proposition d'Arnaud Montebourg, la ministre de l'Ecologie n'est "pas favorable à un financement public de ces études".


 

La ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Delphine Batho. (CHESNOT/SIPA)
Sur le même sujet

La ministre de l'Ecologie Delphine Batho s'est dite opposée, mardi 19 février, à un financement public de la recherche sur les techniques alternatives d'extraction du gaz de schiste, dans un entretien au Progrès de Lyon du mercredi 20 février, s'inscrivant en faux avec une proposition d'Arnaud Montebourg.

"Je ne suis pas favorable à un financement public de ces études" car "je considère que les compagnies pétrolières ont les moyens de financer elles-mêmes leurs propres recherches sur les techniques de forage", a déclaré Delphine Batho.

Devant la Commission du développement durable de l'Assemblée nationale, le ministre du Redressement productif s'était dit "favorable à l'expérimentation technologique sur notre territoire" d'"alternatives" à la technique "à juste titre prohibée" de la fracturation hydraulique.

Il avait aussi suggéré d'en confier la recherche à une société publique, "une compagnie nationale, qui puisse maîtriser sous le contrôle du gouvernement et du Parlement les tenants et les aboutissants d'une éventuelle mise en exploitation" de ce gaz "pour éviter les dérapages que nous avons vus dans de nombreux pays".

"J'observe que la France a été pionnière dans l'interdiction de la fracturation hydraulique et qu'aujourd'hui l'Allemagne est en train de discuter l'adoption d'une législation qui va dans le même sens", a souligné Mme Batho pour qui "c'est la confirmation que les risques environnementaux et sanitaires de la fracturation hydraulique sont avérés". "Je tiendrai bon sur cette interdiction", a-t-elle conclu.

(Avec AFP)

 

http://www.challenges.fr/economie/20130220.CHA6412/gaz-de-schiste-batho-opposee-a-un-financement-pulic.html

 

Le saviez-vous ? Fier d'être champion de la pollution de l'eau ! >


La France d'après le rapport WWF biodiversité entreprise "les entreprises face à l'érosion de la biodiversité, comprendre ses interactions avec la biodiversité et agir pour la préserver" p 92, sur le thème de l'eau :

3ème utilisateur mondial de pesticides dans le monde et le 1er en Europe.
50 % de notre territoire est pollué par les nitrates,
selon l'institut français de l'environnement ( IFEN) en 2006, 96 % des eaux de surface et 61 % des nappes phréatiques étaient polluées,
parmi les 100 000 substances chimiques de synthèse existantes, seule une centaine est recherchée par les réseaux de surveillance de l'eau.
Entre 1980 et 2000, le taux de matière organique du sol a diminué de 50 %,
avec plus de 3000 médicaments humains et vétériniares mis sur le marché, la France est le plus gros consommateur de médicament en Europe.

 

http://www.lefigaro.fr/environnement/2011/06/20/01029-20110620ARTFIG00692-une-grande-partie-de-la-vie-marine-pourrait-disparaitre.php

 

Une grande partie de la vie marine pourrait disparaître

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Par Tristan Vey Mis à jour le 20/06/2011 à 19:14 | publié le 20/06/2011 à 19:13 Réactions (190)

 

Des sardines mortes flottent au large de la Californie. Photo prise le 9 mars dans le reflet d'un bateau des garde-côtes américains.


Des sardines mortes flottent au large de la Californie. Photo prise le 9 mars dans le reflet d'un bateau des garde-côtes américains. Crédits photo : DAVID MCNEW/AFP


Réchauffement global des eaux, acidification, appauvrissement des milieux marins en oxygène, ces trois symptômes caractéristiques des grandes phases d'extinction massive sur Terre sont à nouveau réunis.

 

Les océans vont mal. Très mal. Réunis mi-mai en congrès à l'université d'Oxford, 27 des plus grands spécialistes de la biodiversité marine de six pays ont même été choqués par l'accumulation de signaux alarmants. En mettant bout à bout leurs observations et leurs analyses, une vérité effrayante a émergé: la vie marine est en péril. Leurs conclusions et recommandations font l'objet d'un rapport de synthèse publié lundi.

L'examen des couches sédimentaires montre tout d'abord que les cinq dernières grandes phases d'extinction sur Terre ont toutes coïncidé avec une acidification des océans, un réchauffement de la température des eaux et un appauvrissement des milieux marins en oxygène (hypoxie). Autant de symptômes d'une perturbation du cycle du carbone que l'on observe une nouvelle fois aujourd'hui avec le réchauffement climatique. Les niveaux de carbone absorbé par les océans «sont déjà bien plus élevés aujourd'hui qu'à l'époque de la dernière extinction de masse d'espèces marines, il y a environ 55 millions d'années, lorsque près de 50% de certains groupes d'animaux d'eau profonde furent exterminés», écrivent ainsi les rapporteurs.

Des résultats «choquants»

A cet inquiétant constat, les chercheurs ont mis en regard leurs observations. «Les résultats sont choquants», résume Alex Rogers, directeur scientifique du Programme international sur l'Etat des Océans (Ipso) qui organisait le congrès. «En considérant l'effet cumulatif de ce que l'humanité fait subir aux océans, nous nous sommes aperçus que les conséquences sont bien plus graves que ce dont chacun de nous s'était rendu compte de son côté», poursuit-il.

Tous les indicateurs se dégradent en effet suivant les pires des scénarios envisagés. La fonte des glaces polaires s'accélère, le niveau des mers continue de monter, les dégagements de méthane piégés dans les sols s'accentuent. Ces facteurs ont une influence complexe et néfaste sur la répartition des espèces marines et leurs abondances respectives. Les algues nocives se multiplient, les disparitions massives de poissons à longue durée de vie (comme le thon) bouleversent l'équilibre des chaînes alimentaires, les espèces invasives (comme certaines méduses) détruisent des écosystèmes entiers.

Une prise de conscience mondiale est nécessaire

Certaines activités humaines viennent encore noircir le tableau: la surpêche, la destruction d'habitats entiers ou encore la pollution durable des eaux par des substances chimiques toxiques et des milliards de micro-déchets en plastique. Pris dans leurs ensembles, ces facteurs de stress s'amplifient les uns les autres au lieu de se compenser.

Peut-on encore changer les choses? Les experts ne veulent pas baisser les bras. La réduction des émissions de gaz à effet de serre, la lutte contre la surpêche et la protection des habitats menacés peuvent encore limiter les dégâts. Les scientifiques appellent également à «l'adoption en urgence d'un meilleur système de gouvernance des eaux internationales, encore très peu protégées mais qui représentent la majeure partie des océans du monde entier». Et de rappeler que toute action politique coordonnée nécessite une prise de conscience mondiale. Il semblerait que nous en soyons encore là.

LIRE AUSSI :

» Les négociations climat semblent dans l'impasse

» Biodiversité : les solutions pour éviter la catastrophe

» L'acidification des mers menace coraux et coquillages

» 500 tonnes de plastique dans la Méditerrannée

 

 

http://www.lefigaro.fr/environnement/2011/06/20/01029-20110620ARTFIG00692-une-grande-partie-de-la-vie-marine-pourrait-disparaitre.php

 

 

archive 1er clip d'alerte de France , 2011 !

 

 

Etats-Unis : Les défenseurs de l’environnement gagnent une importante bataille contre l’exploitation des gaz de schiste par fracturation hydraulique (occupy.com)http://www.legrandsoir.info/etats-unis-les-defenseurs-de-l-environnement-gagnent-une-importante-bataille-contre-l-exploitation-des-gaz-de-schiste-par.html

Peter Rugh

Une bataille importante vient d’être gagnée contre la fracturation hydraulique dans l’état de New York cette semaine. Les opposants à cette forme d’exploitation dans un état qui possède d’énormes réserves de méthane dans la roche sédimentaire du Marcellus Shale se sont mobilisés par milliers pour maintenir le moratoire de 2010 sur la fracturation hydraulique — leur succès pourrait avoir de vastes conséquences sur le combat pour limiter et éventuellement interdire cette méthode de forage dans d’autres endroits du pays.

Le moratoire a été décrété initialement par l’ancien gouverneur de l’état de New York, David Paterson. Il était prévu que Andrew Cuomo, le gouverneur actuel, qui a reçu davantage de soutien financier de la part de l’industrie de l’énergie qu’aucun autre candidat à l’élection de 2010, lève le moratoire à la fin de ce mois-ci.

Mais pour octroyer des permis d’exploitation, Cuomo a besoin d’un "certificat médical", à savoir une étude sur l’impact potentiel de la fracturation hydraulique sur la santé réalisée par le Département de la Santé de New York. Le département de la Protection de l’Environnement a besoin de cette étude sanitaire pour pouvoir finaliser son rapport sur l’impact environnemental des protocoles de forage prévus.

Et voilà la grande nouvelle : Le Département de la Protection de l’Environnement n’a pas pu publier ses conclusions dans les délais —la date limite était mercredi— parce que le Département de la Santé a déclaré qu’il reportait la publication de son étude. Sans l’aval du docteur on peut être à peu près certain que Cuomo ne pourra pas déposer les protocoles de forage avant la date limite fixée au 27 février.

Si les protocoles ne sont pas déposés avant le 27 février, il faudra recommencer la procédure de validation à zéro.

Il est intéressant de constater que Cuomo et son administration n’ont fait aucune déclaration à l’approche de la date limite. Le gouverneur n’a pas mentionné la fracturation hydraulique dans son discours sur l’état de l’Etat le mois dernier, alors même que les délégués qui arrivaient dans le Palais des congrès où Cuemo devait faire son discours avaient été accueillis par des milliers de manifestants qui psalmodiaient : "Interdisons la fracture hydraulique tout de suite !"

Joseph Martens, le responsable du département de la Protection de l’Environnement n’a pas non plus mentionné la fracturation hydraulique en lisant le texte de sa déclaration sur les activités du Département pendant une audition sur le budget devant des législateurs d’Albany. Et malgré leur insistance, Martens a refusé de dire où son Département en était sur ce sujet.

On comprend mieux pourquoi quand on sait que, selon des emails que s’est procuré en juin dernier le Groupe de Travail pour l’Environnement (un organisme sans but lucratif), Steven Russo, le commissaire adjoint du Département pour la Protection de l’Environnement, avait soumis un projet de protocoles aux membres des lobbys qui représentent les sociétés de fracturation hydraulique.

En dépit de ce qui ressemblait fort à une campagne soutenue pour les ignorer ostensiblement, les militants anti-fracturation respirent maintenant un peu mieux. "J’ai le sentiment d’être délivré d’un grand fardeau", a dit Russell Mendell qui a contribué à l’organisation d’une grande manifestation contre ces forages l’été dernier devant la demeure du gouverneur.

La fracturation hydraulique ne serait pas l’objet de toutes ces attentions ici dans l’état de New York sans les pressions massives exercées par le public sur Cuomo et les responsables de la santé et de l’environnement de son administration. Des centaines de manifestations ont eu lieu dans tout l’état. Pendant un sommet politique que le gouverneur avait organisé l’été dernier à Manhattan, les militants ont déployé une bannière de 10 mètres sur l’hôtel Sheraton qui disait : "Cuomo, ne fracture pas New York !" Plus de 6 000 personnes se sont engagées à mettre en place des actions non violentes si des permis étaient délivrés.

Une autre chose laisse penser que l’échéance ne pourra pas être respectée, c’est le fait que le Département de la Protection de l’Environnement a reçu plus de 200 000 commentaires écrits, qui viennent en majorité d’opposants aux forages, pendant la récente période de consultation du public sur les protocoles envisagés. L’agence est obligée de répondre à tous les commentaires avant de valider les protocoles.

La vague de résistance a été plus forte que les 3 millions de dollars que les compagnies qui ont des intérêts dans la facturation hydraulique ont déversé dans l’état pour s’assurer des appuis. Cuomo lui-même aurait reçu entre 150 000 et 200 000 dollars du lobby de la fracturation.

Comme DeSmog l’a révélé récemment, Lawrence Schwartz, le principal collaborateur de Cuomo, détient des actions dans plusieurs compagnies énergétiques dont la valeur diminuera ou augmentera en fonction de la décision qui sera prise dans l’état de New York.

Et il y a aussi le lobby personnel de Cuomo, le Comité pour Sauver l’Etat de New York. Comme l’écrit Kevin Conner, le co-directeur de l’Initiative pour obliger les Décideurs à rendre des Comptes au Public, :

"Les médias ont identifié quatre instances qui soutiennent le Comité et qui ont des intérêts dans la fracturation hydraulique soit directement soit à travers les entreprises qu’elles représentent : Con Edison, le Partenariat pour la ville de New York, le Conseil des Affaires de l’Etat de New York, et le Partenariat Buffalo Niagara. Ces organisations sont des soutiens importants du Comité et l’ont soit directement financé, soit aidé de différentes manières."

Et je ne parle pas de tous les donateurs du Comité que nous ne connaissons pas. Si vous êtes foreur et que vous voulez donner des fonds à Cuomo, le "Comité pour Sauver les 1%" vous y aidera, à ce qu’affirme l’Initiative pour obliger les Décideurs à rendre des Comptes au Public. Des millions de dollars provenant de donateurs secrets de Wall Street qui espèrent profiter du marché de la fracturation hydraulique ont aussi trouvé le chemin des coffres du Comité.

Le contexte de la fracturation hydraulique

La technique de la fracturation hydraulique —qui consiste à injecter, sous très haute pression, un mélange d’eau, de sable et de centaines de produits chimiques toxiques, appelé fluide, dans la terre à une très grande profondeur pour fissurer les roches sédimentaires et libérer le gaz naturel— existe depuis des dizaines d’années. Mais elle était considérée comme trop coûteuse à cause des lois fédérales de protection de l’environnement ; c’est à dire jusqu’à ce que le Congrès vote en 2005 une loi pour exempter la fracturation hydraulique du respect des lois protégeant l’air et l’eau.

Rédigé par l’ancien responsable de Halliburton et vice-président de l’époque Dick Cheney, le tour de passe passe Halliburton, comme on a fini par l’appeler a transféré la plus grande partie des règles régissant la fracturation de l’état fédéral aux états et aux municipalités.

Les officiels locaux de l’époque ne se sont pas rendus compte de ce qui leur tombait dessus. Le forage intensif a gagné 31 états, et des régions trop pauvrement équipées pour pouvoir exercer le moindre contrôle sur ce qui se passait dans le sol. La production de gaz a augmenté de 20% depuis 2005 et la production de pétrole de 10%.

Pourtant dans certaines des régions étasuniennes où la fracturation hydraulique est la plus dense, il n’y a toujours en moyenne qu’un inspecteur pour 2 000 puits. Dans l’état du Nouveau Mexique, le ratio est d’un inspecteur pour 4 500 puits.

Les billets verts ont accompagné le fluide de la fracturation. En quantité. L’argent de la fracturation a décidé du résultat d’élections pour quelques milliers de dollars et a poussé beaucoup de ranchers et de fermiers à louer les terres qui ne donnaient pas de très bonnes récoltes.

Mais beaucoup de ceux qui ont loué leurs terres aux foreurs se sont ensuite rendu compte que leur eau était polluée (et parfois inflammable) et que l’air était chargé d’hydrocarbures cancérigènes. Avec l’efficacité de vampires, les firmes de forage ont réussi à aspirer tout le gaz et le pétrole de la terre avant de disparaître avec les profits en laissant pourrir ce qu’ils laissaient sur place.

Et nulle part la colonisation d’un état de l’Empire par l’industrie du gaz n’a été plus juteuse qu’en Pennsylvanie. Cet état se situe sur la formation rocheuse du Marcellus Shale, dans le bassin des Appalaches, qui s’étend des Etats-Unis du sud jusqu’au nord de l’Ontario et contient entre 4,6 à 8,9 trillions de m3 de gaz suivant les estimations.

Tom Corbett, le gouverneur de Pennsylvanie, a reçu plus d’un million de dollars de contribution des entreprises de forage pendant sa campagne de 2010. En échange, il ne leur a pas ménagé ses faveurs, en bloquant les lois qui auraient taxé l’extraction du gaz et en leur octroyant des milliers de permis aux dépens de l’environnement.

Les entreprises de forage aimeraient sans aucun doute investir l’état de New York comme elles ont conquis la Pennsylvanie. Mais les évènements de cette semaine ont montré que le peuple a le pouvoir de s’organiser et de contrer les puissants intérêts de l’extraction des combustibles fossiles.

Il est temps maintenant que les communautés qui mènent des campagnes populaires pour la justice sociale et écologique fassent la même chose.

Peter Rugh

Peter Rugh est un écrivain et militant basé à Brooklyn, New York.

Pour consulter l’original : http://occupy.com/article/new-yorks-victory-against-big-gas-...

Traduction : Dominique Muselet


 





20/02/2013
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