Stéphanie Muzard, écocitoyenne, artiste et paysanne

Stéphanie Muzard, écocitoyenne, artiste et paysanne

ALERTE FORAGE PÉTROLE DE SCHISTE EN SEINE ET MARNE

 

Bonjour à toutes et à tous,

Rassemblement au lieu-dit La Petite Brosse 

sur le territoire de la commune de Jouarre (77640)

le 3 août à partir de 14 heures. 

 

 

ALERTE FORAGE PÉTROLE DE SCHISTE EN SEINE ET MARNE

Ce rassemblement aura lieu le samedi 3 août à partir de 14 heures, devant la plateforme d'exploration pétrolière érigée par l'entreprise Hess Oil. 

Depuis le 14 juillet, le jour de la déclaration de François Hollande "tant que je suis président, il n'y aura pas d'exploration du gaz de schiste en France" une foreuse est pourtant installée sur la plateforme de Jouarre.

 

Certes, à Jouarre, comme pour toutes les plateformes du bassin parisien, les pétroliers ne cherchent pas du "gaz de schiste", ils cherchent du "pétrole de schiste". Et la déclaration du Président de la République ne concerne que le gaz. 

Par ailleurs, le discours officiel de Hess Oil France, prétendant ne chercher que du "pétrole conventionnel", est en contradiction avec les documents administratifs les autorisant à forer. 

Ces autorisations, données en 2010, concernent uniquement la recherche de pétrole "non-conventionnel", c'est-à-dire le "pétrole de schiste". 

Le démarrage du forage est imminent. Le 3 août, en venant devant la plateforme qui sera en activité ce jour là, vous pourrez dire votre opposition à cette première phase d'exploration du pétrole de schiste. 

 

Pour cette manifestation, prévoir des vêtements noirs ! 

Les détails (plan de situation, mode d'accès, etc sont sur le document ci-joint:

Appel au rassemblement du 3 août RECTO

Appel au rassemblement du 3 août  VERSO

88454556_o.jpg

 

 

Contact collectif du Pays Fertois 

"non au pétrole de schiste, 

ni ici, ni ailleurs, 

ni aujourd'hui ni demain,
> collectifdupaysfertois@laposte.net

JD Collectif  citoyen IDF Non aux gaz et pétrole de schiste

----------------------------

Bonjour,

La Banque européenne d’investissements (BEI) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), deux banques publiques européennes dont la France est l’un des actionnaires principaux, et deux des plus grandes banques multilatérales d'investissement au monde, vont prochainement adopter leurs nouvelles politiques énergétiques (respectivement le 23 juillet et à l'automne).
Elles envisagent de maintenir leurs financements aux énergies fossiles et d'ouvrir leur porte-feuille de prêts à des projets d'exploration et d'exploitation d'hydrocarbures non conventionnels (gaz et pétrole de schiste, gaz de houille...).

De nombreuses organisations, parmi lesquelles Attac France, les Amis de la Terre, Bankwatch et d'autres, ont interpellé le gouvernement français à plusieurs reprises et sous diverses formes : une lettre, des demandes de rendez-vous, des tribunes comme celle-ci ou encore cette pétition qui a recueilli près de 4000 signatures en moins de 5 jours pour demander que les gaz de schiste soient formellement exclus de la politique de la BEI.

Jusqu'ici, le gouvernement était resté discret.
Ce mercredi, Pascal Canfin, ministre délégué chargé du développement, nous a répondu ce mercredi après-midi sur Twitter : « la France défend le non financement du charbon et des gaz de schiste par la BEI ».
(Plus de détail ici)

Une bonne nouvelle qui reste à confirmer par des actes, notamment parce que le dossier dépend de Bercy et de Pierre Moscovici.

Maintenons la pression - Signons la pétition - Diffusons l'information.

En vous souhaitant bonne réception et un excellent été.

Amicalement
Maxime Combes, Attac France


--
Maxime COMBES
maxime.combes@gmail.com // Twitter : MaximCombes 
+33 6 24 51 29 44 // skype : maxime.combes

Alter-Echos (www.alter-echos.org)

La nature n'a pas de prix, les méprises de l'économie verte, en librairie.  

---

 

 

 

ARTE JOURNAL - 21/07/13

 

Gaz de schiste : les pétroliers s'engouffrent dans les failles

 

http://www.arte.tv/fr/gaz-de-schiste-les-petroliers-s-engouffrent-dans-les-failles/7595830,CmC=7596776.html#.Ue0G5xq64DE.twitter

En France, le débat national sur la transition énergétique s'est achevé officiellement jeudi et c'est un fiasco. Le Medef et d'autres organisations patronales n'ont pas l'intention de signer le texte qui prévoit 15 recommandations. Le désaccord porte entre autres sur l'exploitation du gaz de schiste, à laquelle François Hollande est fermement opposée. Pourtant en région parisienne, des entreprises pétrolières poursuivent leur exploration du sous-sol.

 Reportage de Nicolas Joxe à Jouarre, où une société américaine vient d'installer une foreuse.

http://www.arte.tv/fr/gaz-de-schiste-les-petroliers-s-engouffrent-dans-les-failles/7595830,CmC=7596776.html#.Ue0G5xq64DE.twitter

 

Voir aussi

http://www.arte.tv/fr/etat-des-lieux-en-europe/7289272.html


Convaincues par les expériences menées au Texas et dans le Midwest américain, les majors pétrolières s'attaquent désormais aux réserves européennes en promettant des productions de plusieurs milliards de mètres cubes. Au forum économique de Davos, le 24 janvier dernier, le ministre ukrainien de l'énergie et le groupe anglo-néerlandais Shell ont signé un accord supérieur aux estimations de réserves nationales de gaz de schiste, accord qui pourrait mener à 7,5 milliards d'euros d'investissements. Une somme astronomique mais inférieure de moitié aux projets du ministre polonais des Finances qui déclarait le 13 octobre 2012 vouloir investir 12,5 milliards d'euros d'ici 2022 dans la filière.

A l'Est de l'ancien rideau de fer, la domination russe n'est plus politique ou militaire mais gazière. Et, comme dans un mauvais remake d'un film de guerre froide, ce sont les compagnies occidentales qui proposent en douce de libérer les pays en recherche d'émancipation. A l'instar de Chevron qui promet à la Lituanie, dépendante à 100% de Gazprom, dix ans d'indépendance gazière en échange de l'exploitation de ses gaz de schiste et de la construction d'un terminal de gaz naturel liquéfié sur la Mer du Nord.

Seule la petite Bulgarie, poussée par les manifestations citoyennes de l'hiver 2012, a inscrit dans la loi l'interdiction de la fracturation hydraulique. D'autres pays ont dit non à cette technique par crainte de ses effets néfastes sur l'environnement, mais le débat est encore jeune et toutes les lois qui interdisent le recours à cette méthode prévoient aussi des expertises indépendantes. Sans grande précision sur les modalités de l'expérimentation.

A la tête des pays sceptiques, la France a voté dès l'été 2011 une loi interdisant le recours à la fracturation hydraulique... mais qui contenait elle-même des fissures. Plutôt que de définir la méthode dans les principes qui la rendent dangereuse (injection massive d'eau à grande pression, usage de produits dangereux pour la santé et l'environnement), elle ne vise que le terme de « fracturation hydraulique ». Qu'un industriel dépose le brevet d'une technique identique nommée autrement et elle sera hors de portée de la loi. Au Pays Bas, en République tchèque et dans les Länder allemands de Rhénanie du Nord et de Basse-Saxe, des moratoires empêchent pour l'instant tout fracking. La région espagnole de Cantabrie consulte sa population pour prohiber la technique sur son territoire, tandis que ses voisines (Asturies, Pays basque et Castille) se sont lancées dans la prospection. Selon le plan du gouvernement italien, les gaz de schiste ne feraient pas partie du futur « mix énergétique » de la péninsule, qui compte sur le gaz importé d'outre-Méditerranée pour subvenir à ses besoins.

Mais les traditions industrielles remportent souvent le débat face aux inquiétudes écologiques. La France elle-même n'a interdit la fracturation hydraulique qu'un an et demi avant de signer un accord avec le régime de Bouteflika pour fracker les réserves profondes de gaz en Algérie. L'Allemagne n'a pas fermé la porte non plus au niveau national : proposée par les Grünen, une loi interdisant la fracturation hydraulique s'est heurtée fin 2012 au mur de la majorité menée par Angela Merkel, arguant que la technique est depuis des années utilisée dans la Ruhr à faible profondeur sans avoir causé de catastrophe. Face à la contraction de la production de gaz de la Mer du Nord, le Danemark et la Grande-Bretagne ont ouvert la voie pour l'exploration extensive de leurs champs de gaz de schiste. Le Chancelier de l'Echiquier britannique George Osborne a même promis aux foreurs des réductions d'impôts pour créer les conditions d'un développement rapide et puissant de la filière. Un mouvement qu'il a lui-même nommé, « a dash for gas ». « Une ruée vers le gaz ».



29/07/2013
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au site

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 265 autres membres