Stéphanie Muzard, écocitoyenne, artiste et paysanne

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adhésions forcées à la FNSEA procès à Toulouse

Grand Sud Le procès des adhésions forcées à la FNSEA s'est ouvert à Toulouse
Midilibre.fr
12/11/2012, 20 h 02 | Mis à jour le 12/11/2012, 20 h 22
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Les adhésions contraintes à la FNSEA dans le collimateur de la justice.

Les adhésions contraintes à la FNSEA dans le collimateur de la justice. (JEFF PACHOUD / AFP)

Les organisations rivales de la FNSEA ont accusé le principal syndicat paysan d'avoir profité d'une situation hégémonique pour racketter les agriculteurs non syndiqués ou appartenant à d'autres syndicats, lundi, à l'ouverture à Toulouse du procès dit des "cotisations forcées" à la FNSEA.

Les organisations syndicales minoritaires qui se sont développées au cours des trente dernières années, la Confédération paysanne et la Coordination rurale, font juger pour "discrimination syndicale" par le tribunal correctionnel le prélèvement "d'office" de cotisations au profit de syndicats spécialisés de la FNSEA, effectué par des coopératives céréalières.

"Un racket général en France"

"Nous poursuivons deux coopératives de Haute-Garonne (4 000 adhérents chacune), mais nous dénonçons un racket qui est général en France et dans toutes les productions au profit des syndicats de la FNSEA", a déclaré l'avocate de la Confédération paysanne, Me Marie-Christine Etelin. Ces syndicats - l'Association générale des producteurs de blé (AGPB), celle des producteurs de maïs (AGPM) et la Fédération des oléagineux et protéagineux (FOP) - sont poursuivis pour recel de discrimination syndicale. L'Organisation des producteurs de grains (OPG), constituée en 1997 par la Coordination rurale comme alternative aux syndicats spécialisés de la FNSEA, avait demandé à l'époque aux deux coopératives incriminées, Coopéval et Toulousaine de Céréales, de modifier leurs procédures.

Adhérent à la FNSEA sans le savoir

"Nous ne voulions plus être des malgré-nous, syndiqués à notre insu", a déclaré le président national de la Coordination rurale, Bernard Lannes. Patrick Kirchner, ancien porte-parole régional de la Confédération paysanne, a aussi souligné à l'audience qu'il "avait découvert, en demandant le détail des taxes, qu'il était adhérent de la FNSEA".

"Entre 6 et 10 M € ainsi récoltés"

Selon Me Etelin, il s'agit plutôt d'une collusion liée à la "cogestion par la FNSEA avec l'Etat depuis 1946 de toutes les instances économiques, le Crédit agricole, la Coopération et la Mutualité sociale agricole". Cette collusion rapporte à la FNSEA entre 6 et 10 millions d'euros par an de ponctions à l'échelle nationale, a estimé l'avocate de la Confédération, en lutte contre "l'hégémonie" de la FNSEA depuis plus de vingt ans.

"L'adhésion automatique n'existe plus depuis Vichy"

Me Etelin indiquait en marge de l'audience qu'elle répéterait sa position jusqu'à la fin du procès, mercredi soir : "En France, on n'adhère pas automatiquement à un syndicat en entrant dans une profession, c'est un acte volontaire et individuel, l'adhésion automatique n'existe plus depuis Vichy." "Non aux cotisations obligatoires, oui au libre choix", clamait, en écho, lundi une banderole installée aux abord du palais de justice par plusieurs dizaines de militants de la Confédération.  source : http://www.midilibre.fr/2012/11/12/le-proces-des-adhesions-forcees-a-la-fnsea-s-est-ouvert-a-toulouse,593112.php



13/11/2012
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